Risques Naturels

Alerte éruption volcanique : la préfecture prépare un exercice grandeur nature

« La sueur épargne le sang. »

Grâce à cet exercice organisé par la préfecture de la Martinique, fin avril, l’objectif est de préparer les services de secours à réagir en cas d’éruption et de tester les dispositifs d’alerte à la population. Dans le même temps, ce type d’exercice permet de rappeler à la population que les risques naturels existent et qu’il faut s’y préparer.

Exercice grandeur nature

La préfecture de Martinique organise, les 29 et 30 avril, un exercice de simulation d’éruption de la Montagne Pelée à Saint-Pierre. « Pendant deux jours, les services de l’État, les collectivités et les acteurs de la sécurité civile seront mobilisés pour : tester les dispositifs d’alerte et les dispositifs généraux de son centre opérationnel départemental (COD) et renforcer la préparation collective face aux risques majeurs », souligne la préfecture sur ses réseaux sociaux.

Les habitants pourront recevoir un message « FR-Alert » sur leur téléphone, accompagné d’une forte sonnerie. Pas d’inquiétude, il s’agit d’un exercice, les habitants n’ont pas de rôle particulier à jouer sur ces deux jours d’exercice.

Risques naturels & résilience

Une éruption de la Montagne Pelée est un risque naturel que les pouvoirs publics prennent en considération et tentent d’anticiper les éventuelles conséquences qui pourraient survenir. Le risque est bien présent pour les populations situées à proximité du volcan, comme l’annonce régulièrement les bulletins hebdomadaires, sous forme de bilan sismique, de l’observatoire volcanique et sismologique de Martinique.

La semaine dernière, entre le 3 et le 10 avril, l’observatoire volcanique et sismologique de Martinique a recensé 125 séismes superficiels « de type volcano-tectonique ». « Parmi eux, 7 ont une magnitude (magnitude locale Mlv ou magnitude de durée Md) supérieure à 5. Les autres sont de plus faible énergie », selon le bilan hebdomadaire.

Toutefois, la semaine dernière « aucun séisme n’a été ressenti par la population », annonce les scientifiques, qui restent toutefois mobilisés afin de prévenir et de préparer la population en cas de catastrophe naturelle. Le niveau d’alerte est actuellement classé « jaune », selon les experts, écartant donc tout risque immédiat. Pour autant, le risque zéro n’existe pas et la préfecture rappelle l’importance de se préparer avec une première étape les 29 et 30 avril.

SD

 

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