
Évitons le feu, préservons l’environnement. Chaque année, de nombreux incendies surviennent en France et dans le monde. Afin d’éviter tout risque en période de sécheresse, le préfet de Martinique vient de prendre un arrêté pour tenter d’endiguer la menace et préserver le territoire de toute atteinte à l’environnement.
Arrêté anti-incendie
Le préfet de Martinique, Etienne Desplanques, a signé un arrêté le 7 avril dernier, encadrant strictement l’usage du feu en Martinique. Cet arrêté a été pris dans un contexte de sécheresse et de fort risque d’incendie, qui aurait des conséquences pour l’environnement. « Tant que cet arrêté est en vigueur, la préfecture informe la population qu’il est interdit à toute personne de porter ou d’allumer un feu dans les zones sensibles au risque d’incendie (bois, forêts, friches, broussailles et savanes), ainsi que dans un rayon de 200 mètres autour de ces espaces », explique la préfecture.
L’arrêté précise les zones sensibles, à proximité desquelles il est strictement interdit de fumer ou de jeter des mégots de cigarette, d’utiliser des appareils de cuisines, tels que des réchauds ou barbecues, ou de réaliser des travaux avec des engins « pouvant créer un départ de feu », souligne la préfecture.
Lourdes sanctions

Plusieurs communes de Martinique sont concernées par l’arrêté préfectoral : Bellefontaine, Case-Pilote, Fonds-Saint-Denis, La Trinité, Le Carbet, Le Diamant, Le Marin, Le Morne-Vert, Le Prêcheur, Le Vauclin, Les Anses d’Arlet, Rivière-Pilote, Saint-Pierre, Sainte-Anne, Sainte-Luce.
Enfin, dans une annonce sur les réseaux sociaux, la préfecture rappelle l’interdiction de brûler des déchets verts « en tout temps et sur tout le territoire ».
Le non-respect de cet arrêté peut entraîner des sanctions contre le ou les contrevenants, qui risquent 1 an d’emprisonnement, 7500€ d’amendes et l’obligation de réparer les éventuels préjudices.
Les sanctions sont lourdes et à la hauteur du risque puisque lorsqu’un incendie survient sur un territoire, il s’agit d’une catastrophe naturelle pour les humains et une hécatombe pour la faune et la flore. Le risque naturel est bien présent, adoptons les bons gestes.
L’arrêté préfectoral est à retrouver dans son intégralité : ici.



