
Éviter les pertes de produits et les redistribuer au plus démunis ? Si la solution fonctionne en théorie, l’association Réveil Agricole en Martinique relève chaque jour le défi sur le terrain. C’est ce qu’explique le dernier numéro d’ADEME Outre-mer. En plus d’éviter le gaspillage et de soutenir les publics fragile, l’association agit aussi pour la jeunesse. Rencontre avec une association de l’économie sociale et solidaire, qui a tout pour plaire.
Économiser les denrées alimentaires
Les pertes alimentaires représentent un volume très important en Martinique : plus de 80% des exploitations agricoles auraient un taux de perte de produits alimentaires évalué entre 5 et 30%, selon les chiffres de l’ADEME. Les raisons sont multiples : légumes et fruits trop mûrs, quantités trop importantes ou non-conformes aux normes de commercialisation.
Dans le dernier numéro de ADEME Outre-Mer de mars 2026, l’ADEME présente l’association Réveil Agricole, située en Martinique et dont l’action quotidienne vise à réduire les pertes de denrées alimentaires pour les redistribuer aux plus démunis. « L’association s’appuie sur son partenariat avec la Banque Alimentaire de Martinique. Après avoir collecté les invendus chez les agriculteurs, le Réveil Agricole les dépose sur l’application Proxidon, développée par la Banque Alimentaire, puis les apporte aux épiceries sociales et solidaires qui les ont réservés », ajoute l’ADEME.
Épiceries sociales et solidaires

L’action de l’association Réveil agricole est triple : réduire la perte de denrées alimentaires, redistribuer celles-ci aux plus démunis, dans le cadre de l’économie sociale et solidaire. De manière très concrète, les fruits et légumes qui pourraient être détruits, sont redistribués à des épiceries solidaires.
En plus de ceux deux missions vertueuses, l’association Réveil Agricole tente d’agir pour favoriser l’intégration des jeunes. « Le projet intègre la formation de six jeunes au sein de chantiers d’insertion chez les exploitants. Cette initiative contribue à leur entrée sur le marché du travail et leur transmet un savoir-faire agricole essentiel dans un contexte de manque de main-d’œuvre », souligne l’ADEME.
L’action de l’association résonne largement et trouve le soutien de nombreux acteurs de l’écologie et de l’économie sociale et solidaire : ADEME, Caisse d’allocations familiales, établissements publics de coopération intercommunale (Cap nord, CACEM et CAESM) et des acteurs institutionnels tels que la DEETS et la DAAF. Face à la perte et au gaspillage, les territoires et départements d’outre-mer regorgent de nombreuses solutions.
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