Eau & assainissement

Assainissement : quelle qualité de l’eau à la Martinique ?

Avec pour objectif de préparer le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux, une étude a été menée afin de mieux connaître l’état du bassin de la Martinique. Adopté par le Comité de l’eau et de la biodiversité le 5 décembre 2025 et approuvé par arrêté préfectoral le 30 décembre 2025, cette étude se décline en 5 cahiers. Qu’est-ce qui ressort de cette étude ? Quel est l’étude de la ressource en eau ? Les experts évoquent le risque de non-atteinte des objectifs environnementaux (RNAOE) et émettent quelques pistes à l’horizon 2033.

Une ressource et des contraintes

Afin de comprendre l’état de la ressource en eau, il convient de distinguer les eaux superficielles et les eaux souterraines, pour lesquelles les prélèvements ne sont pas réalisés de la même manière et ne répondent pas aux mêmes enjeux de protection.

Comme toutes les autres ressources naturelles, la ressource en eau est soumise au changement climatique. « L’étude de modélisation de la ressource en eau (MGR) réalisée en 2022 a mis en évidence que la disponibilité en eau dans les cours d’eau, à horizon 2050, serait réduite de 25%, consécutif aux effets du changement climatique », témoignent les analystes. A cela, il faut ajouter une pression démographique non-négligeable, portée en partie par le secteur du tourisme. « En matière de prélèvement, l’évolution tendancielle de la demande en eau potable risque d’être à la hausse. »

Quel scénario à l’horizon 2033 ?

Les prévisions pour 2033 sont en demi-teinte, comme le montre l’étude « Masse d’eau cours d’eau (MECE). « Pour les MECE Roxelane et Case Navire Aval, bien que l’état écologique (avec PSEE) soit bon, il est jugé que l’intensité globale de pressions s’exerçant sur ces dernières est « modérée » faisant craindre à horizon 2033, un état écologique dégradé (moyen a minima) », observent les experts de l’eau.

La qualité de la ressource en eau dépend à la fois de la ressource dans son état naturel mais également de son assainissement. Les experts émettent un avis sur l’assainissement non-collectif (ANC). « Le très faible taux de conformité des installations ANC affiché à l’échelle de la Martinique mérite d’être relativisé dans le cadre de l’exercice d’évaluation de l’évolution des pressions, compte tenu du fait que certaines non-conformités relèvent de motifs sanitaires ou techniques, sans que cela ne se traduise effectivement par une pression environnementale », expliquent les spécialistes. Et de conclure : « ainsi, il est considéré pour toutes les eaux superficielles et souterraines, une tendance stable à horizon 2033 ».

SD

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