Eau & assainissement

CARIBSAN 2 : une nouvelle étape de franchie vers le traitement des eaux usées par les plantes

Utiliser les plantes dans le processus de traitement des eaux usées dans la Caraïbe, est-ce possible ? C’est la question à laquelle le projet CARIBSAN 2 tente de répondre, mené par plusieurs acteurs du monde de l’eau, du traitement des eaux usées et de la biodiversité. Avec un premier succès remporté avec CARIBSAN 1 en 2023, étape par étape CARIBSAN 2 trace sa route, jusqu’à trouver toutes les réponses nécessaires à l’application finale. Et la Martinique occupe une place essentielle dans ce projet, grâce à l’Office de l’Eau de Martinique.

Au service de l’environnement

Débuté le 1er janvier 2024, le projet CARIBSAN 2 poursuit son développement jusqu’à la date de clôture prévue pour le 31 décembre 2027. La première phase du projet – CARIBSAN 1 –  s’est déroulée entre 2021 et 2023.

Le projet, soutenu financièrement par Interreg Caraïbes et par l’Agence française de développent (AFD), « vise à promouvoir les filtres plantés de végétaux (FPV) pour le traitement des eaux usées dans la Caraïbe. Cette technique de génie écologique est climato-résiliente, adaptée au contexte tropical (valorisant le patrimoine naturel local), économique et très efficace », soulignent les responsables du programme sur leur site internet. « Il s’agit de favoriser l’implantation progressive de FPV dans la Caraïbe. »

De nouvelles étapes à venir

Le projet CARIBSAN 2 est un projet au long cours et son développement va se poursuivre dans les mois à venir jusqu’à fin 2027. Une nouvelle étape a été franchie lors de la semaine du 2 au 6 février 2026, l’Office de l’Eau Martinique a accueilli le Forum technique CARIBSAN 2, qui a permis de passer de la phase d’expérimentation à l’action concrète. Ce forum s’est traduit par la visite d’une station à FPV à Saint-Joseph.

Le projet CARIBSAN 2 est donc un projet purement écologique, qui doit permettre d’utiliser l’environnement à bon escient – et en particulier les plantes – pour le traitement des eaux usées. Un partenariat gagnant-gagnant qui nécessite une bonne connaissance de la biodiversité et des caractéristiques de la flore, ainsi que les ressorts de son adaptation au service d’une mission essentielle pour l’humain : le traitement des eaux usées, tout en évitant le recours à des produits chimiques de synthèse. « Un programme de recherche partagée en botanique dédiée à la technologie de FPV doit aboutir à un guide technique des plantes locales à utiliser dans la Caraïbe », concluent les responsables du projet.

S.D

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
1 / ?