
La journée mondiale de l’eau se tenait hier le 22 mars. A cette occasion, les chercheurs du SDES se sont penchés sur la qualité de l’eau à travers toute la France, donnant lieu à un rapport présentant l’état de la ressource en 2025 : de la Martinique à la France métropolitaine. Peut-on encore compter sur une eau de qualité ? Réponse avec le SDES.
Journée mondiale de l’eau
Hier, dimanche 22 mars était célébrée la journée mondiale de l’eau, une belle occasion de rappeler l’importance de protéger cette ressource essentielle à la vie humaine mais aussi à la vie de la faune et de la flore et de l’ensemble des écosystèmes vivants. Cette journée mondiale a été instaurée par l’Organisation des nations unies et souligne l’importance de la ressource comme bien commun pour l’ensemble de l’humanité.
A l’occasion de cette journée mondiale, le SDES (Statistique publique de l’énergie, des transports, du logement et de l’environnement) a publié un nouvel état des connaissances en 2025 portant sur la qualité de l’eau en France métropolitaine et en outre-mer. Parmi l’ensemble des éléments présents dans l’eau, les chercheurs concentrent leurs recherchent sur la présence et la quantité de nitrate, de phosphore et de phosphate, de pesticides et de micropolluants.
Menace sur la ressource
Cette nouvelle étude publiée le 4 mars 2026 présente un bilan en demi-teinte, qui fait état d’ « un niveau de pollution toujours préoccupant malgré une augmentation de 3% par an entre 2016 et 2023 des moyens financiers pour assurer la qualité de la ressource. Une partie de cette pollution est liée à des substances interdites depuis des années », indique la rédaction de Vie Publique. « Mis à part un recul du phosphore et des phosphates, les autres polluants restent largement présents. L’étude attire l’attention sur la réduction du patrimoine de points de captages d’eau potable sur le territoire. »

Et l’eau en outre-mer ?
L’étude tente d’apprécier la qualité de l’eau française de manière générale mais s’intéresse aussi aux territoires et aux départements d’outre-mer, sensibles à la question des polluants. A titre d’exemple, la présence de pesticides est calculée grâce à l’indice des pressions toxiques cumulées (IPTC) et « en outre-mer, les écarts sont […] marqués : la Guadeloupe et la Martinique dépassent 80-100 %, contre 0-20 % en Guyane, à La Réunion et à Mayotte, reflétant des contextes agricoles et climatiques distincts », explique le SDES.
Ainsi la qualité de l’eau est intimement liée à la qualité des territoires et à la qualité portée à l’efficacité des structures d’assainissement. Une part non-négligeable de la pollution pourrait aussi s’expliquer par l’utilisation de produits interdits depuis des années, cette journée mondiale représente donc l’occasion de sensibiliser les esprits afin de rappeler l’importance de préserver la ressource.
Pour retrouver l’ensemble de l’étude : https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/qualite-des-eaux-superficielles-et-souterraines-en-france-etat-des-connaissances-en-2025



