Déchets / Tri

Le conservatoire du littoral en croisade contre les dépôts sauvages

Protéger l’environnement dépend souvent de l’engagement des populations locales, notamment en ce qui concerne les dépôts sauvages. De mauvaises habitudes ont pu être prises par les habitants des Antilles, de Guadeloupe et de Martinique, quand les déchèteries n’existaient pas encore, mais cette époque est révolue. A présent, les agents du Conservatoire du littoral sévissent face à ces atteintes contre l’environnement.

« Les déchets appellent les déchets »

Par une annonce sur les réseaux sociaux que le Conservatoire du littoral vient de publier, l’instance spécialisée sur la protection des milieux naturels rappelle l’importance de ne pas laisser s’installer cette habitude des dépôts sauvages. « Les habitudes de jeter « dans la nature » datent d’une époque où les solutions manquaient. Aujourd’hui, les déchetteries sont le seul réflexe à avoir pour jeter ses encombrants. Ils n’ont pas leur place dans la nature », alerte le Conservatoire du littoral.

L’institution est engagée pour la protection de l’ensemble du littoral français, de l’hexagone aux départements et territoires d’outre-mer. Pour illustrer ce manquement, le Conservatoire du littoral propose un témoignage de Stanley Julan, garde du littoral en Guadeloupe.

La première conséquence sur l’environnement est d’abord d’ordre « visuelle », indique le garde littoral, ce qui donne une mauvaise image lorsque ces déchets sont situés à proximité d’une route ou d’un chemin pédestre. Il existe aussi une pollution aux liquides, « seaux de peinture », « liquides dangereux », souligne-t-il. Les conséquences des pollutions touchent aussi directement la faune et la flore. « Avec les pluies et les crues, ces déchets finissent à la mer.

Protéger le littoral des Antilles

Le Conservatoire du littoral mène régulièrement des actions pour dépolluer les décharges sauvages, en partenariat avec les associations et les habitants du territoire, « mais le plus le plus gros travail est mené par l’intercommunalité », ce qui représente un surcoût, « répercuté sur les habitants par la suite ».

L’instance de protection de l’environnement participe à des actions de sensibilisation auprès des écoles notamment mais il arrive aussi d’interpeler des personnes, qui sont à l’origine de ces dépôts sauvage, en flagrant délit. « L’amende peut aller de 3500€ à 375 000€, pour les professionnels », raison supplémentaire pour prendre soin des espaces naturels et d’orienter les déchets vers les zones de recyclage ou de collecte comme les déchèteries présentes sur l’ensemble du territoire de la Martinique.

 

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