
Le CESECEM, Conseil économique social environnemental, de la culture et de l’éducation de la Martinique, vient de publier une nouvelle note portant sur le rôle des pollinisateurs et les meilleures façons de les protéger face aux dangers qui les guettent. De l’avenir des pollinisateurs dépendra l’avenir de la biodiversité de la flore martiniquaise, raison supplémentaire pour sensibiliser les esprits.
Un rouage essentiel de l’écosystème
Les pollinisateurs représentent un enjeu essentiel pour le développement et la survie des écosystèmes : « ils sont responsables de la reproduction de la majorité des plantes », via le processus de zoogamie, indiquent les responsables du CESECEM.
Malgré cette place essentielle au sein des écosystèmes, permettant aux plantes de se reproduire, il est de notoriété publique que les pollinisateurs sont en danger.
« Une étude de référence a mesuré un déclin de 76 % de la biomasse des insectes volants dans des zones protégées en Allemagne sur une période de 27 ans »,
soulignent-ils.
Pour rappel, l’action du CESECEM – une institution martiniquaise engagée – vise à faire émerger une intelligence collective grâce au recueil des avis et des opinions des martiniquais et se décline en 3 axes : informer, proposer, agir.

Agir concrètement pour les protéger
Préserver les pollinisateurs engage la responsabilité de chaque citoyen qui doit agir avec des mesures concrètes. « Chacun a un rôle à jouer pour offrir le gîte et le couvert aux pollinisateurs dans nos jardins et nos terrasses, afin de continuer à déguster nos mangots, pommes cannelles, giraumons et courgettes », expliquent les auteurs de la note du CESECEM, qui proposent quelques solutions :
- Réduire l’usage des pesticides : ils tuent les insectes ou affectent leur mémoire pour retrouver la ruche
- Diminuer l’artificialisation : laisser de la place à la terre et aux plantes
- Garder les souches et vieux arbres : ils servent d’abris pour de nombreuses espèces sauvages
- Créer des haies et massifs fleuris : planter des espèces locales pour offrir du nectar et du pollen toute l’année




