Economie Circulaire et Sociale

Économie circulaire : les premières Assises des Outre-mer ouvrent un cycle de travail national

L’Institut national de l’économie circulaire (INEC) et ses partenaires ont organisé les premières Assises de l’économie circulaire dans les Outre-mer au Sénat, le 1er juin 2026. Réunissant près de 250 participants en présentiel et à distance, cette rencontre marque le lancement d’un cycle de travail dédié aux enjeux de la transition circulaire dans les territoires ultramarins.

Organisées à la Maison des territoires, ces Assises ont rassemblé des élus, représentants des collectivités, acteurs économiques, experts et membres de la société civile. L’objectif ? Ouvrir un espace d’échanges consacré aux défis et aux opportunités de l’économie circulaire dans les Outre-mer.


 

Des réalités territoriales qui nécessitent des réponses adaptées

Au fil des discussions, un constat a largement fait consensus : les territoires ultramarins ne peuvent pas simplement reproduire les modèles développés en France hexagonale. Leur situation géographique, leur éloignement des grands marchés, leurs contraintes logistiques ou encore leur insularité imposent des approches spécifiques.

Les participants ont également souligné que les Outre-mer disposent d’atouts propres. La richesse de leur biodiversité, leurs savoir-faire locaux et leurs dynamiques communautaires constituent autant de leviers pour développer des solutions adaptées aux réalités du terrain.

Cette approche vise à concevoir des modèles pensés depuis les territoires eux-mêmes, en tenant compte de leurs besoins, de leurs ressources et de leurs contraintes particulières.

Mettre en lumière les initiatives déjà présentes dans les territoires

Les échanges ont également permis de rappeler que de nombreuses initiatives relevant de l’économie circulaire existent déjà dans les territoires ultramarins. Réemploi, valorisation des ressources locales, circuits courts ou encore projets de réduction des déchets : plusieurs démarches sont déjà engagées à différentes échelles.

Les participants ont toutefois souligné la nécessité de mieux connecter ces initiatives, de favoriser le partage d’expériences entre territoires et de leur donner une visibilité accrue au niveau national.

Pour les organisateurs, l’enjeu consiste désormais à renforcer ces dynamiques existantes et à créer un cadre de coopération permettant d’accélérer leur développement.

Une démarche appelée à s’inscrire dans la durée

Au-delà de cette première rencontre, l’INEC souhaite faire de ces Assises le point de départ d’un travail de long terme associant l’ensemble des acteurs concernés.

Dans cette perspective, plusieurs groupes de travail thématiques devraient être constitués dans les prochains mois afin d’approfondir les principaux enjeux identifiés lors de la journée. Parmi les sujets retenus figurent notamment la gestion des déchets, le réemploi, l’économie de la fonctionnalité, les circuits courts, la valorisation des ressources locales ainsi que la création d’emplois.

Cette démarche vise à construire progressivement une feuille de route adaptée aux spécificités des territoires ultramarins et à accompagner leur transition vers des modèles économiques plus sobres dans l’utilisation des ressources.

Pour des territoires insulaires comme la Martinique, où les questions de gestion des déchets, d’approvisionnement et de valorisation des ressources locales occupent une place importante dans les politiques de développement durable, ces travaux pourraient contribuer à nourrir les réflexions et les initiatives déjà engagées sur le territoire.


 

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