
Traitement de l’azote ou du phosphore, l’INRAE a apporté son aide et son regard sur deux stations d’épuration de la Martinique. Durant deux jours, les exploitants de l’île ont pu bénéficier d’un regard avisé et pointu sur les étapes et les procédés utilisés dans le traitement et l’assainissement de l’eau.
Expertise de l’INRAE
Deux experts de l’INRAE (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement) étaient en visite en Martinique début mars, durant deux jours, afin d’ausculter deux stations d’épurations martiniquaises : la Pointe des Nègres à Fort-de-France et Gros Raisin à Sainte-Luce afin d’« analyser les procédés de traitement et identifier des pistes d’amélioration des performances environnementales », selon la DEAL de la Martinique.
A la Pointe des Nègres, « l’objectif était d’identifier des leviers d’optimisation permettant d’améliorer les rendements de traitement et de renforcer la fiabilité du procédé ». Concrètement, « cette mission a permis de réaliser une analyse approfondie des procédés biologiques de traitement de l’azote, en particulier des étapes de nitrification et de dénitrification ».
Le deuxième jour, les experts se sont rendus à la station d’épuration de Gros Raisins, avec un regard porté sur le traitement du phosphore en 3 points :
- l’ajustement des dosages de réactifs
- l’optimisation des temps de contact
- l’amélioration du suivi analytique des paramètres
Amélioration des performances

Cette visite d’experts a permis d’engager un travail collectif entre les professionnels qui prennent part aux missions d’assainissement. « La présence des maîtres d’ouvrage et de leurs exploitants, acteurs clés de l’assainissement en Martinique, a permis d’inscrire cette expertise dans une dynamique collective à l’échelle de l’île. »
Les retombées ont été directes et concrètes : retours d’expérience, harmonisation des pratiques et mise en place d’un protocole d’expertise reproductible sur d’autres installations. « Ces deux journées d’échanges et d’analyses ont permis de formuler plusieurs recommandations techniques destinées à améliorer le fonctionnement des installations », complète la DEAL. « Elles contribuent à renforcer la conformité réglementaire des stations d’épuration tout en améliorant leur performance environnementale, un enjeu essentiel pour la préservation des milieux aquatiques en Martinique. »



