Biodiversité / Tourisme

Guyane, Guadeloupe, Martinique : un partenariat pour lutter contre les espèces exotiques envahissantes

Comment lutter contre les espèces exotiques envahissantes ? Il convient tout d’abord de sensibiliser et de préparer les équipes à cet enjeu essentiel pour la biodiversité des départements d’outre-mer. C’est l’objet de cette coopération entre les grands ports de la région Antilles françaises/Guyane et du comité français de l’UICN.

L’union fait la force

Les grands ports de la région Antilles-Guyane ont signé un accord avec le comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). L’objectif ? Préserver la biodiversité alors que la menace d’invasion d’espèces envahissantes plane sur les ports de la région. Les ports constituent une porte d’entrée privilégiée sur un territoire, l’endroit par lequel les espèces envahissantes sont susceptibles de coloniser un nouvel écosystème. Pour y remédier, les pouvoirs publics s’engagent avec des nouvelles mesures en faveur d’une lutte contre les espèces exotiques envahissantes.

Guadeloupe, Martinique et Guyane partagent une position commune et stratégique dans la région Caraïbe. « Les grands ports maritimes de la Guadeloupe, de la Guyane et de la Martinique sont situés aux carrefours de nombreuses routes maritimes, et ces territoires sont déjà concernés par de nombreuses invasions biologiques affectant les espèces indigènes et les écosystèmes. La mise en œuvre de mesures préventives pourrait ainsi constituer un levier fort de sauvegarde des milieux naturels », explique Clara Singh, du comité français de l’UICN, dans une annonce publiée le 9 mars 2026.

Réseau EEE outre-mer

Au sein du comité français UICN, le réseau « triple E outre-mer » est en première ligne pour lutter contre les espèces exotiques envahissantes en outre-mer, véritable fléau et danger pour la biodiversité.

La signature de cette coopération avec les grands ports des Antilles et de Guyane, prévoit la mise en œuvre de deux actions principales, pour la période 2026-2027 :

  • Un volet communication avec la conception de supports variés à destination des passagers de croisières et des lignes inter-îles, des armateurs, équipages, agents portuaires et entreprises travaillant sur les ports
  • L’organisation d’un cycle de formations à destination des agents portuaires, des personnels à terre et navigants, et d’autres parties prenantes

Cette coopération « répond […] à la mesure 17 de la Stratégie Nationale Biodiversité 2030 et plus particulièrement à son action 4 qui vise à lutter contre les EEE au niveau des infrastructures portuaires et à sensibiliser les passagers et compagnies de transports maritimes », ajoute Clara Singh. Il s’agit d’une première étape permettant de sensibiliser et de préparer les équipes à la prolifération des espèces envahissantes avant d’envisager, dans une prochaine étape, d’endiguer concrètement, avec des mesures physiques, l’introduction et la prolifération de ces espèces.

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