
Les sargasses représentent un fléau pour les Antilles en général et pour la Martinique en particulier. Face à ce constat, les pouvoirs publics agissent pour tenter de trouver des solutions concrètes. En attendant, les sargasses sont collectées et évacuées mais cette situation représente un coût non-négligeable pour la collectivité et pour les entreprises du territoire.
Lutte contre les sargasses
Dans son bilan du ramassage des sargasses, la préfecture de Martinique a annoncé un chiffre de 492,9 tonnes collectées la semaine du 11 au 15 mai 2026 et 449,8 tonnes la semaine du 18 au 21 mai 2026, soit 4966,75 tonnes depuis le début de l’année 2026. « L’État et le GIP Sargasses poursuivent leur mobilisation aux côtés des communes pour lutter sans relâche contre les arrivées massives de sargasses en Martinique », indique la préfecture de la Martinique. En 2025, 4966,75 tonnes avaient été collectées.
Quel est le coût économique des sargasses pour les Antilles ?
Les Antilles sont confrontées au problème majeur de l’échouage des sargasses depuis 2011 et l’année 2025 a été marquée par une forte montée en puissance du phénomène, « laissant présager une persistance et une désaisonnalisation du phénomène dans les années à venir », souligne le CEROM, dans une étude publiée avec l’IEDOM, l’INSEE et l’AFD.
Il existe différentes stratégies de collecte : ramassage à terre ou collecte en mer. A titre d’exemple, en 2025, 45 000 m3 ont été collectés en mer en Martinique et 152 000 m3 ont été ramassés à terre en Guadeloupe. Face à l’ampleur du phénomène, les pouvoirs publics se sont organisés : le plan sargasse II est par exemple doté de 36 millions d’euros et le budget du GIP est de 1,7 millions d’euros en 2025.
Quels sont les enjeux de la lutte contre les sargasses ?
Les enjeux pour les îles antillaises sont nombreux :
- Enjeux sanitaires et environnementaux : 700 patients ont été auscultés pour des troubles liés aux sargasses
- Enjeux économiques, autant de pertes financières pour les pêcheurs et restaurateurs
- Enjeux d’attractivité : dont une perte potentielle de 1,52% d’habitants sur la côte Atlantique
Pour y remédier et éviter des conséquences trop importantes sur les habitants et sur l’environnement, deux programmes ont été mis en place afin de mettre l’accent sur la coopération des acteurs régionaux : le projet SARSEA et Sarg’coop.
D’autres solutions sont actuellement à l’étude pour tenter de trouver des solutions pérennes au recyclage des sargasses telles que le compostage, le bioéthanol, les biogaz, les biostimulants et les cosmétiques. Si les sargasses pouvaient devenir une nouvelle ressource, leur évacuation en serait facilitée.



