
Une pétition a été lancée fin janvier 2026, afin de recueillir le soutien des acteurs de l’ESS à travers toute la France. L’idée est de profiter des élections municipales, qui se tiendront en mars 2026, pour attirer la lumière sur l’écosystème ESS et en montrer les difficultés car les professionnels sont en alerte, la survie de la filière ESS pourrait même être en jeu.
Un écosystème en sursis
A un mois des élections municipales, une coalition d’organisations du monde associatif lance un appel aux bonnes volontés pour soutenir les acteurs de l’Economie sociale et solidaire (ESS). En effet, les élections municipales 2026 représentent une occasion de mettre en lumière les difficultés d’un secteur en raison de manque de financement, d’insécurité économique, de volatilité et d’instabilité du secteur.
Profiter de ces élections locales pour sensibiliser les élus aux difficultés rencontrées par les acteurs de l’ESS est un enjeu pour l’avenir de la filière : « jeunesse, petite enfance, insertion, solidarité, santé… autant de projets d’utilité sociale qui risquent de disparaître sans un soutien fort », indiquent les responsables de l’UDES sur leurs réseaux sociaux.
Mobiliser les élus martiniquais
L’écologie est un sujet important de ces élections municipales et les candidats doivent s’en saisir. « Si les diminutions budgétaires successives mettent à mal le monde associatif, les communes ont un rôle encore plus important ; elles sont pour la plupart le premier soutien public des associations. Notre avenir se jouera donc durant les élections municipales à venir », soulignent les acteurs à l’initiative de la pétition.
La mobilisation de l’ensemble des acteurs de l’ESS du territoire peut jouer un rôle de levier pour améliorer les conditions de travail des professionnels de l’ESS en Martinique. « Les municipales 2026 peuvent redonner de l’air. Elles peuvent permettre aux communes de réaffirmer un choix simple : soutenir celles et ceux qui font vivre leurs territoires, plutôt que de les laisser s’épuiser », expliquent-ils. Et d’ajouter :
« Nous soutenir, c’est soutenir la vie quotidienne. Nous soutenir, c’est soutenir les habitants. Nous soutenir, c’est soutenir nos territoires. »
Dans les territoires et départements d’outre-mer, comme dans le reste de la France, la survie de l’écosystème de l’ESS va se jouer dans les mois et années à venir. Sans sursaut, c’est une filière vertueuse pour le territoire qui risque de disparaître.
Pour signer la pétition et soutenir les acteurs de l’ESS, c’est ici.
S.D



