
Les sargasses en Martinique, nouveau danger pour la faune sauvage ? Le GIP Sargasses agit régulièrement pour tenter de limiter les conséquences des échouages de sargasses en Martinique … et pourtant. Malgré tous les moyens mobilisés, les conséquences sur la faune sont nombreuses et peuvent être graves pour la survie des espèces.
Agir contre la prolifération
Avec la prolifération à grande échelle des sargasses, le Groupement d’intérêt public (GIP) Sargasses agit pour remédier à cette problématique. La collecte en mer des sargasses est l’un des piliers fondamentaux de la lutte contre la prolifération. « Chaque intervention mobilise des équipements adaptés, une organisation rigoureuse et des équipes engagées afin de limiter l’échouement des algues sur nos côtes et de préserver notre environnement », indique le GIP Sargasses dans une annonce sur les réseaux sociaux.
Déployé depuis le 1er mars 2026, la collecte est réalisée grâce à des big bags sur des barrages bloquants. Une fois collectées, les sargasses sont envoyées vers des barges de stockage dans les communes du François et du Robert. 14 marins-pêcheurs sont mobilisés pendant cette mission, ainsi que le navire Sargator.
Conséquences sur la faune
L’action contre les sargasses est d’autant plus essentielle que les conséquences sur la biodiversité en général et sur les tortues marines en particulier sont nombreuses. « En période de ponte, ces échouements peuvent perturber leur accès aux plages, compliquer la ponte et réduire les chances de survie des nouveau-nés. »
De manière générale, les accumulations de sargasses « constituent un obstacle pour les femelles venant pondre », selon le GIP Sargasses. De même, la prolifération a tendance à « recouvrir les nids » et « empêchent les tortillons de rejoindre la mer lors de leur émergence ».
Si vous observez une tortue en difficulté, il est demandé de contacter le Réseau échouage tortues marines de Martinique (RETOM), dont le numéro d’urgence est : 06 96 234 235. Attention, il est interdit de manipuler les individus protégés. Pour les sargasses, seule une réponse coordonnée permettra de réguler la menace sur la biodiversité marine.



