Santé Environnementale

Comment lutter contre les arboviroses ?

Face aux évolutions climatiques, les pouvoirs publics tentent d’anticiper les évolutions des maladies sur le territoire martiniquais. Un séminaire est venu clore une année d’étude de ces maladies, avant la mise en place d’un plan de lutte coordonnée. La lutte contre les maladies tropicales représente un enjeu essentiel de la santé environnementale, surtout dans une période de hausse des températures.

Consultation plénière

Dans le cadre du lancement de la consultation plénière du Plan intégré de lutte contre les arboviroses (PILA), l’ARS Martinique a organisé un premier séminaire le mercredi 11 mars dernier. « Cette étape clé marque l’aboutissement d’un an de travail partenarial et ouvre une phase de concertation collective avec l’ensemble des acteurs mobilisés face aux maladies vectorielles », indique l’ARS Martinique sur son site internet.

D’après l’annonce des organisateurs, le séminaire visait à :

  • clarifier les rôles et responsabilités de chacun,
  • intégrer les évolutions récentes des connaissances scientifiques, notamment autour du concept « One Health » et du changement climatique,
  • garantir la faisabilité opérationnelle des mesures proposées,
  • partager une vision commune du pilotage territorial de la lutte contre les arboviroses.

Arboviroses & environnement

Le développement des maladies est intimement lié au climat et à l’environnement. « La Martinique reste fortement exposée aux arboviroses (dengue, chikungunya, Zika), transmises par le moustique Aedes aegypti. Les conditions climatiques, environnementales et la dynamique des mobilités régionales contribuent à une circulation régulière de ces virus », souligne l’ARS. « Au cours des seize dernières années, le territoire a connu une épidémie tous les deux à trois ans, confirmant la nécessité d’une stratégie durable, coordonnée et innovante. »

Un plan de lutte

Le plan est développé par une synergie d’acteurs parmi lesquels : l’ARS, la préfecture, le CHU, Santé publique France et les EPCI et les communes du territoire. Il se décline en 4 axes :

  • Axe 1 : surveillance épidémiologique
  • Axe 2 : prise en charge des cas d’arboviroses
  • Axe 3 : lutte antivectorielle
  • Axe 4 : communication, prévention et mobilisation sociale

L’enjeu est essentiel pour les martiniquais, au carrefour entre santé publique, climat et environnement. De la réussite du Plan intégré de lutte contre les arboviroses (PILA), dépend la santé des habitants du territoire. « L’ARS Martinique appelle l’ensemble des partenaires institutionnels, scientifiques, territoriaux et communautaires à poursuivre cette mobilisation collective, afin de renforcer ensemble notre capacité à prévenir, anticiper et répondre efficacement aux arboviroses pour protéger durablement la population martiniquaise », conclut l’ARS.

 

 

 

 

 

 

 

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