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Les Assises nationales des déchets deviennent les Assises nationales de l’économie circulaire

Les anciennes Assises nationales des déchets deviennent les Assises nationales de l’économie circulaire. Collectivités, entreprises et institutions sont attendues les 30 septembre et 1er octobre 2026 à la Cité des Congrès de Nantes pour deux journées consacrées à la transformation des modes de production, de consommation et de gestion des ressources.


Un changement de nom qui traduit un élargissement des enjeux

Le rendez-vous ne se limitera plus à la collecte, au tri ou au traitement des déchets. Son programme intègre désormais l’ensemble du cycle de vie des produits : écoconception, durabilité, réparation, réemploi, choix des matières, modèles industriels et commande publique.

La première plénière sera notamment consacrée au Circular Economy Act et au Clean Industrial Deal, avec une réflexion sur leurs conséquences pour les filières. Cette évolution traduit une volonté de prévenir les déchets en intervenant dès la conception des produits, plutôt que de concentrer les efforts uniquement sur leur fin de vie.

Six parcours au programme

Contrairement au texte de présentation, qui en annonce cinq, le programme officiel comporte bien six parcours :

  • mieux produire ;
  • mieux consommer ;
  • mieux anticiper l’avenir ;
  • mieux accompagner les territoires ;
  • mieux gérer les déchets au quotidien ;
  • mieux déployer le réemploi.

Au total, 36 rencontres thématiques sont prévues, dont six sessions principales et trente ateliers. Les débats porteront notamment sur la réforme de la filière bâtiment, les plastiques à l’horizon 2040, la réparation, la filière textile, les PFAS, les terres polluées, les biodéchets, les déchèteries ou encore la fiscalité environnementale.

Des thèmes qui font écho aux réalités martiniquaises

Aucune session n’est explicitement consacrée à la Martinique ou aux territoires ultramarins. Plusieurs sujets peuvent toutefois trouver un écho particulier auprès des acteurs martiniquais.

L’atelier sur les importations, les exportations et la souveraineté rejoint les interrogations des territoires insulaires sur leur dépendance aux flux extérieurs. Dans ce contexte, la réparation, le réemploi et l’allongement de la durée de vie des produits peuvent contribuer à limiter les besoins en équipements neufs.

Les biodéchets et le retour au sol de la matière organique constituent également des enjeux importants. Ils posent la question de la valorisation locale des ressources et de la réduction des volumes dirigés vers les installations de traitement.

Le programme aborde aussi les déchets du bâtiment, les pratiques illégales, la prévention, les déchèteries et la propreté urbaine, autant de sujets liés à l’action quotidienne des collectivités.

Le réemploi au premier plan

Le réemploi dispose désormais de son propre parcours, avec six ateliers consacrés à la réemployabilité des produits, aux modèles économiques, aux achats des entreprises, au rôle des consommateurs et aux dynamiques territoriales.

La dernière plénière présentera par ailleurs un panorama et les perspectives du réemploi et de la réutilisation en France. Cette place centrale montre que le réemploi est désormais envisagé comme une activité économique à structurer, et non plus seulement comme une pratique expérimentale ou associative.

Les territoires appelés à agir

Un parcours complet sera consacré aux politiques locales, avec des échanges sur les plans de sobriété, la prévention, l’aménagement, la fiscalité et l’adaptation au changement climatique. La seconde journée s’ouvrira également sur une plénière consacrée aux impulsions locales liées aux nouveaux mandats.

En élargissant son champ à la production, à la consommation et au réemploi, l’édition 2026 entend dépasser la seule gestion des déchets. Un rendez-vous susceptible d’intéresser les acteurs martiniquais engagés dans la prévention et la structuration de filières plus locales.


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