
La technologie au service de la biodiversité. Le Parc naturel marin de Martinique a mis en place un nouveau projet, s’appuyant sur un système de vidéo et de caméra, qui permet d’évaluer, de compter et d’analyser l’état de la biodiversité sur le littoral martiniquais. L’objectif ? Cerner les zones où la biodiversité est plutôt rare pour y remédier et la protéger.
Technologie & environnement
Depuis octobre 2025, un nouveau projet s’appuie sur la technologie pour analyser la population des espèces de poissons. Ce projet, baptisé Evaluation par Stéréo-vidéo de l’Ichtyofaune* en Martinique (ESTIM), est en partie financé par l’Union européenne et doit permettre de mieux connaître les espèces de poissons présents sur les côtes martiniquaises.
Pour mener à bien ces missions, des outils technologiques sont mis en place et se concentrent sur les zones d’interdiction de pêche. « Le premier protocole appelé DOVs (diver operated stereo-video) est réalisé en plongée sous-marine avec une barre équipée de deux caméras réglées en stéréo », explique le Parc naturel marin. Quant au second protocole, « le Parc naturel marin de Martinique s’est ainsi rapproché d’Ifremer pour développer, en collaboration l’institut de recherche, un dispositif qui permet le déploiement de stations en point fixe, enregistrant des images en stéréo-vidéo rotative ».

Protéger la biodiversité
Déployer cette technologie sous-marine a pour objectif de protéger la biodiversité partout où elle est menacée. « Le premier objectif est de documenter et de suivre l’effet réserve dans trois zones interdites à la pêche en Martinique : la zone de cantonnement de pêche de la commune des Trois-Ilets : Ilet Ramier ; la zone d’activités sous-marines du Pothuau dans la ville du Carbet et le cantonnement de pêche de Vétiver à Case-Pilote », explique le Parc naturel marin.
Dans un deuxième temps, il s’agit de prendre du recul afin d’analyser la situation, à grande échelle, « afin d’identifier des zones de fort intérêt pour l’ichtyofaune mais également pour tenter de dresser un bilan de l’état de santé des populations observées ».
Ainsi, grâce au projet ESTIM, les technologies de vidéo et d’analyse permettent de mieux comprendre où sont les espèces marines et combien d’individus il reste en Martinique.SD



