Biodiversité / Tourisme

La DEAL Martinique lance une consultation pour deux espèces d’animaux

Déloger les chauves-souris et étudier les serpents ? Dans les deux cas, il s’agit d’espèces protégées. Toutefois, la DEAL lance une consultation afin que chacun puisse se prononcer sur deux cas de figure différents. Quelles limites poser entre l’homme et les espèces animales ?

Les chauves-souris en danger ? Contexte

Un particulier a demandé à déloger une colonie de chauves-souris qui se trouve dans une habitation qui lui appartient. Un projet d’arrêté « portant dérogation à l’interdiction de perturber intentionnellement des spécimens d’espèces animales protégées et détruire des sites de reproduction ou des aires de repos d’espèces animales protégées, Brachyphylla cavernarum sur le territoire de la Martinique », est à l’étude, selon la DEAL.

La colonie compte environ 2000 individus. Il s’agirait de les déloger avec des techniques douces, c’est-à-dire une obstruction des entrées, afin que les individus ne puissent plus rentrer dans l’habitation. La période choisie pour intervenir sera une période hors de la saison de reproduction, afin « de ne pas gêner l’espèce durant cette période importante pour le cycle biologique ».

La DEAL lance donc une consultation du public jusqu’au 7 juillet 2026, afin que chacun puisse se prononcer. Il est possible de retrouver l’ensemble des détails et les modalités d’envoi de l’avis via ce lien : https://www.martinique.developpement-durable.gouv.fr/consultation-du-public-dep-chauves-souris-jusqu-au-a2695.html

Sera-t-il possible d’étudier les serpents ?

Un autre arrêté est en préparation. Il est demandé l’autorisation de « détenir temporairement, manipuler, transporter des spécimens d’espèces animales protégées de trigonocéphales (Bothrops lanceolatus) sur le territoire de la Martinique ».

Ces individus de serpents ont été retrouvés morts en bord de route et conservés dans un congélateur. La DEAL lance une consultation publique permettant de déterminer s’il sera possible d’« étudier le régime alimentaire et le statut de santé (composition corporelle, état reproducteur) de cette espèce ».

Étant donné le fait que ces individus sont déjà morts, il peut sembler logique que les scientifiques puissent étudier l’espèces sans porter atteinte à la biodiversité. Toutefois, il est possible de se prononcer jusqu’au 7 juillet inclus via l’adresse électronique : consultationbiodiversite.DEAL-972@developpement-durable.gouv.fr en indiquant : « Arrêté DEP MNHN bothrops 2026 » en objet du message.

L’ensemble du dossier est à retrouver ici : https://www.martinique.developpement-durable.gouv.fr/consultation-du-public-dep-trigonocephale-jusqu-au-a2696.html

 

 

 

 

 

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