Eau & assainissement

Martinique : trois dossiers environnementaux au cœur des travaux du CEB

Le Comité de l’eau et de la biodiversité (CEB) de la Martinique a renouvelé sa gouvernance le 10 septembre 2026 à Fort-de-France. Philip Eadie, représentant de la CCI Martinique, a été élu président pour trois ans. La séance a également permis de faire le point sur trois dossiers majeurs : l’actualisation du SDAGE, les projections climatiques et hydrologiques d’Explore Outre-mer, et la déclinaison martiniquaise de la Stratégie nationale pour les aires protégées à l’horizon 2030.

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Un nouveau bureau pour le Comité de l’eau et de la biodiversité

Philip Eadie succède à Olivier Marie-Reine à la présidence du CEB. Serge Sainte-Rose, représentant des collectivités territoriales, a été élu vice-président.

Le bureau est complété par Emma Modestin et Marie-Lyne Catherine, toutes deux membres élues, ainsi que par deux représentants de l’État issus de la DEAL et de la DAAF.

Le CEB réunit au total 40 membres : 16 représentants des collectivités territoriales, 15 représentants des usagers, personnalités qualifiées et milieux socioprofessionnels, ainsi que neuf représentants de l’État et de ses établissements publics.

Créé par la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, le CEB succède au comité de bassin dans les départements d’outre-mer. La Martinique a été le premier territoire ultramarin à installer cette instance, en septembre 2017.

Le SDAGE entre dans une nouvelle phase d’actualisation

Parmi les principaux dossiers examinés figure l’actualisation du Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux, ou SDAGE, ainsi que de son programme de mesures.

Le SDAGE fixe les grandes orientations de la politique de l’eau en Martinique. Le CEB joue un rôle direct dans son élaboration et son adoption avant approbation par l’État.

Le comité dispose également de compétences sur les taux des redevances qui financent le programme de l’Office de l’eau et sur les contrats de milieux. Son rôle dépasse donc la simple consultation : il intervient directement dans plusieurs décisions structurantes pour la gestion de l’eau sur le territoire.

Le changement climatique pose la question de la disponibilité de l’eau

Autre sujet présenté lors de la séance : le projet Explore Outre-mer.

Celui-ci doit produire des projections climatiques et hydrologiques destinées aux territoires ultramarins afin d’éclairer leurs politiques d’adaptation au changement climatique.

En Martinique, les échanges ont notamment porté sur une question centrale : la capacité des ressources en eau du territoire à couvrir durablement ses besoins.

La source ne fournit pas encore de projections chiffrées ni de réponse définitive à cette question. Les travaux d’Explore Outre-mer doivent toutefois apporter de nouveaux éléments pour mieux anticiper les effets du changement climatique sur les ressources hydriques et accompagner les futures décisions du CEB.

Une stratégie martiniquaise pour les aires protégées à l’horizon 2030

Le troisième dossier examiné concerne la déclinaison territoriale de la Stratégie nationale pour les aires protégées, actuellement en cours d’élaboration.

Cette stratégie doit être adaptée aux réalités martiniquaises à l’horizon 2030 et contribuer à structurer les politiques de protection de la biodiversité et des espaces naturels.

Le CEB est également associé à l’élaboration et au suivi de la stratégie régionale de la biodiversité ainsi qu’à la révision du Schéma d’aménagement régional.

Avec le SDAGE, les travaux d’Explore Outre-mer et la future déclinaison de la stratégie pour les aires protégées, la nouvelle gouvernance du CEB s’installe ainsi dans une période où plusieurs décisions importantes pour l’eau, la biodiversité et l’adaptation climatique de la Martinique sont en préparation.


Source : DEAL de la Martinique

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