
La Martinique comptait 2 907 installations photovoltaïques raccordées fin juin 2026, soit une augmentation de plus de 34 % en un an. Selon les données du Service des données et études statistiques (SDES), la puissance du parc a progressé plus modérément, dans un contexte de forte croissance des installations de 3 à 9 kW.
Cette évolution s’inscrit dans une dynamique amorcée en 2021, après plusieurs années de progression limitée. Les chiffres publiés le 4 septembre 2026 montrent toutefois que la multiplication des équipements ne s’accompagne pas d’une hausse proportionnelle de la puissance raccordée.
Un parc photovoltaïque en forte progression depuis 2021
Fin 2020, la Martinique comptait 1 067 installations photovoltaïques raccordées au réseau, représentant une puissance de 74,91 mégawatts (MW). Trois ans plus tard, leur nombre atteignait 1 544, pour une puissance de 99,52 MW.
La progression s’est ensuite accentuée, avec 1 873 installations fin 2024, puis 2 480 fin 2025.
Au 30 juin 2026, le parc totalise 2 907 installations, pour une puissance cumulée de 135,36 MW. Par rapport à juin 2025, cela représente 742 installations supplémentaires et une augmentation de 14,75 MW.
La hausse du nombre d’équipements, de 34,3 % sur douze mois, est ainsi sensiblement supérieure à celle de la puissance raccordée, qui atteint 12,2 %.
Cette différence s’explique notamment par la répartition des installations selon leur taille. Toutes ne contribuent pas de manière équivalente à la capacité électrique du territoire. Une installation de quelques kilowatts ne pèse pas autant dans le parc qu’une centrale photovoltaïque de plusieurs mégawatts.
L’évolution du nombre d’installations ne suffit donc pas, à elle seule, à mesurer celle de la puissance disponible.
Les installations de 3 à 9 kW portent l’essentiel de la hausse du nombre
C’est dans la catégorie des installations de 3 à 9 kilowatts (kW) que la progression est la plus marquée. Leur nombre est passé de 387 en juin 2025 à 887 en juin 2026, soit une augmentation de 129,2 % en douze mois.
Cette tranche représente à elle seule 500 des 742 installations supplémentaires recensées sur la période. Elle contribue ainsi à environ 67 % de l’augmentation nette du nombre d’équipements photovoltaïques en Martinique.
Son poids dans la capacité totale reste pourtant limité. Au 30 juin 2026, ces 887 installations représentent une puissance cumulée de 5,40 MW, soit seulement 4 % des 135,36 MW du parc martiniquais.
Les installations d’une puissance inférieure ou égale à 3 kW connaissent également une progression. Leur nombre est passé de 346 à 463 en un an, pour une puissance cumulée de 1,16 MW.
Réunies, ces deux catégories regroupent désormais 1 350 installations, soit environ 46 % du parc en nombre, mais moins de 5 % de sa puissance totale.
Les autres catégories d’installations continuent donc de concentrer l’essentiel de la capacité photovoltaïque raccordée au réseau.
Ces résultats témoignent d’une augmentation particulièrement rapide du nombre d’équipements de petite puissance.
Les tableaux du SDES ne permettent cependant pas de déterminer leur répartition entre particuliers, entreprises ou autres propriétaires, ni d’identifier précisément les installations destinées à l’autoconsommation.
Des raccordements moins nombreux au deuxième trimestre 2026
Si la progression sur douze mois reste importante, les dernières données trimestrielles montrent une évolution moins régulière.
Entre fin décembre 2025 et fin mars 2026, le nombre d’installations photovoltaïques recensées en Martinique est passé de 2 480 à 2 794, soit 314 équipements supplémentaires. La puissance raccordée a progressé de 7,52 MW sur la même période.
Au deuxième trimestre, la hausse s’est limitée à 113 installations et 0,95 MW supplémentaires. Elle est également inférieure à celle du deuxième trimestre 2025, qui avait enregistré une augmentation de 146 installations.
Le premier semestre 2026 présente ainsi deux rythmes contrastés, avec une progression particulièrement marquée au premier trimestre, suivie d’une hausse plus modérée entre avril et juin.
Ces variations ne permettent toutefois pas de conclure à un ralentissement durable du photovoltaïque. Le rythme des raccordements peut notamment varier selon la taille des équipements, tandis que les données récentes restent susceptibles d’être révisées.
Les prochains trimestres permettront de déterminer si la progression des petites installations se confirme.
Il faudra également suivre la production photovoltaïque effective, les statistiques de raccordement ne renseignant pas directement sur la quantité d’électricité produite ni sur son intégration au réseau martiniquais.
Source : Service des données et études statistiques (SDES), Tableau de bord : solaire photovoltaïque — Deuxième trimestre 2026



