Biodiversité / Tourisme

L’autorisation de la pêche au poisson-lion a été abrogée

La préfecture de la Martinique a pris un arrêté pour abroger un précédent arrêté autorisant la pêche d’une espèce de poisson considérée comme invasive : le poisson-lion. S’agit-il d’un signe encourageant pour la Martinique ? Cette espèce a-t-elle été finalement régulée ? La biodiversité est-elle de nouveau protégée ? Cette annonce est, en tout cas, de bon augure pour le milieu maritime martiniquais.

Nouvelle interdiction

La direction de la Mer a signé l’arrêté N°R02-2026-05-05-00001, en date du 5 mai 2026, relatif à l’abrogation de « l’autorisation de pêche du poisson-lion en scaphandre autonome », selon l’article premier de l’arrêté. Le précédent arrêté – N°02-2024-12-12-00003 – avait été pris le 12 décembre 2024, par Xavier Nicolas, directeur de la Mer, pour le préfet.

L’article numéro 2 de l’arrêté 2026 prévoit que « les officiers et agents habilités en matière de police des pêches sont chargés de l’éxécution du présent arrêté qui sera publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de la Martinique ».

Selon le Parc naturel marin de la Martinique, il existe deux espèces différentes de poisson-lion, aussi appelé rascasse volante, dans les eaux de la Caraïbe : le Pterois Volitans et le Pterois Miles. La femelle serait capable de rejeter environ 30 000 œufs en quelques jours, ce qui en fait une espèce envahissante si le nombre d’individus n’est pas contrôlé. C’était la raison pour laquelle la pêche de cette espèce de poisson était autorisée et non-réglementée, ni dans le temps, ni en taille des individus capturés.

Préservation & sécurité

Cette décision d’émettre un arrêté en 2026, abrogeant l’autorisation de la pêche, s’appuie d’une part sur le constat « qu’une régulation de la population de poissons-lions est observée, naturelle ou favorisée par son exploitation par la pêche professionnelle et de loisir davantage que par la plongée en bouteille ». D’autre part, l’arrête préfectoral a été pris en prenant en compte « les enjeux de sécurité pour les plongeurs » et les enjeux « de protection des autres ressources maritimes dans le cadre de la pêche en scaphandre ».

Tout cela répond à une volonté de sécurité des humains intervenants dans le milieu marin et de préservation des ressources halieutiques et marines de la Martinique.

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